SAGE vie-jaunay
 ok
vie-jaunay-zoom-plus vie-jaunay-zoom-moins
Accueil > Quoi > La gestion quantitative de l'eau

La gestion quantitative de l'eau

Le bassin versant de la Vie et du Jaunay, comme beaucoup de bassin versant sur une géologie peu perméable et un climat océanique tempéré, connaît des événements de « manque d'eau » en été et de « trop d'eau » en hiver.

 

Le comportement rapide du bassin versant aux événements pluvieux et le faible pouvoir tampon des nappes d'eau souterraines, trop ponctuelles et de trop faible capacité, a pour conséquence une gestion quantitative de l'eau délicate à appréhender pour satisfaire tous les besoins des différents acteurs du territoire (tourisme, agriculture et milieux naturels).

 

Marais du Jaunay inondés mars 2008

 Marais du Jaunay en mars 2008

 

La ressource en eau du bassin versant est donc très fortement dépendante des eaux de surface.
Sur le bassin versant, les régimes d'écoulement des eaux sont directement corrélés à la pluviométrie (étiages sévères, débits significatifs en période hivernale). Les valeurs débitmétriques attestent de la faiblesse des étiages et de leur durée.


En période estivale, les débits naturels observés sont très en deçà des besoins exprimés (prélèvements AEP, irrigation, vie piscicole). Le stockage des eaux par l'intermédiaire des biefs, chaussés ou grandes retenues, en phase d'écoulement et l'utilisation du volume stocké en période de déficit hydrique sont les solutions apportées à l'échelle du bassin versant.


Ce principe de stockage des eaux explique l'artificialisation actuellement observée du bassin versant :
- succession de biefs, moulin et chaussées en amont d'Apremont et du Jaunay, afin de prévenir les assecs des bassins versant (vie piscicole, pêche) ;
- barrages d'Apremont et du Jaunay destinés à la production d'eau potable et du Gué Gorand (irrigation agricole et de complexe de loisir) ;
- ouvrages hydrauliques dans les marais doux destinés à maintenir un volume d'eau utilisé à des fins d'irrigation et d'abreuvage du bétail ;
- ouvrages à la mer, isolant les marais doux des intrusions salines et formant les derniers ouvrages de stockage des eaux douces du bassin versant.

 

 

Barrage du Gué Gorand

Le barrage du Gué Gorand


Cette succession d'aménagements hydrauliques a conduit à classer, au titre de la DCE (Directive Cadre Européenne), en Masses d'Eau Fortement Modifiées (MEFM) la majeure partie du linéaire des cours d'eau (retenues et cours d'eau sous l'influence des retenues).


A l'échelle annuelle, les volumes ruisselés en amont des retenues peuvent être estimés à ~ 110 Mm3/an (soit un potentiel de remplissage théorique des retenues d'une quinzaine de fois par an).

 

Cette approche quantitative théorique ne doit pas occulter le fait que les apports estivaux très faibles induisent que la disponibilité de la ressource se trouve contrainte par les volumes stockés.